En 2025, 92 884 Français ont visité la Colombie, un record historique (+5,5 % par rapport à 2024), faisant de la France le 13ᵉ marché émetteur mondial, le 1ᵉʳ marché francophone, le 1ᵉʳ marché européen non-hispanophone et le 2ᵉ marché européen après l’Espagne. Le marché français a presque doublé en dix ans (48 589 visiteurs en 2015). Deux vols quotidiens directs relient Paris-CDG à Bogotá : Air France (A350-900) et Avianca (B787 Dreamliner), soit environ 4 300 sièges par semaine.
Données clés : 13ᵉ marché émetteur | 1ᵉʳ marché européen non-hispanophone | 2 % des arrivées étrangères | Pics saisonniers : février (11 379) et juillet (10 935) | Croissance 2015→2025 : +91 % | Vol direct : ~10h45 | Visa non requis (90 jours) | Sources : 1 2 | Dernière mise à jour : avril 2026.
Dans les 2000, à l’époque où Angélica étudiait en France et rentrait en Colombie pour voir sa famille, le tourisme international était quasiment inexistant. En 2013, quand Samuel effectuait son premier voyage en Colombie, les Français commençaient tout juste à s’intéresser au pays. Aujourd’hui, lorsque nous partons en reportage, nous croisons quasiment toujours des Français, même (et surtout) dans les régions les moins touristiques !
Des chiffres, notre article va vous en donner, mais, pour illustrer notre vécu, on peut déjà vous dire que les Français sont aujourd’hui près de deux fois plus nombreux qu’en 2015 à visiter la Colombie.
Derrière ce doublement en dix ans se cachent des comportements et des tendances de voyageurs qui valaient la peine d’être décryptés. Notre article croise des chiffres que nous sommes seuls à avoir analysés : les chiffres officiels du MinCIT colombien et les microdonnées de l’Encuesta de Visitantes Internacionales (EVI) du DANE. Ce croisement révèle un marché français en pleine mutation et quelques surprises.
Nous enrichissons ces analyses de nos propres observations et données issues de notre site monvoyageencolombie.com 8 9 qui attire plus de 50 000 lecteurs francophones par mois. En 2025, des milliers d’entre eux ont utilisé nos formulaires de contacts pour organiser leur voyage en Colombie. Ce n’est pas un sondage, c’est un volume de demandes concrètes, semaine après semaine, qui nous permet d’observer les destinations qui montent avant que les données officielles ne les confirment.
Pour une vision complète du tourisme en Colombie toutes nationalités confondues, consultez notre baromètre tourisme Colombie 2026.
Bon à savoir
Sigles utilisés dans cet article
MinCIT : ministère colombien du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme · OEE : bureau d’études économiques du MinCIT, qui publie les statistiques officielles d’arrivées · DANE : institut national de statistiques de Colombie · EVI : Encuesta de Visitantes Internacionales, enquête du DANE menée en salle de départ dans les 4 grands aéroports · Migración Colombia : autorité migratoire colombienne, source primaire des données d’entrées · ProColombia : agence officielle de promotion du tourisme et des exportations · MEAE : ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (France), qui publie les conseils aux voyageurs · EMBRATUR : agence brésilienne de tourisme · MINCETUR : ministère péruvien du Commerce extérieur et du Tourisme · SERNATUR : service national du tourisme du Chili · SECTUR/SINTA : secrétariat argentin du tourisme et son système d’information statistique
Sommaire
Combien de Français visitent la Colombie ? 10 ans de données (2015-2025)
Le marché français est passé de 48 589 visiteurs en 20152 à 92 884 en 2025 (record historique pour la deuxième année consécutive1), soit une croissance cumulée de 91 % (quasiment doublement) en 10 ans. L’histoire de ces dix années se lit en quatre phases distinctes :
Le boom pré-COVID (2015-2019) : De 48 589 à 86 657 visiteurs en cinq ans, avec des taux de croissance à deux chiffres chaque année. Le pic de +21,7 % en 2017 coïncide avec l’Année France-Colombie, une saison culturelle croisée qui a mis la Colombie sous les projecteurs médiatiques français. Les accords de paix avec les FARC (2016) ont ouvert des régions entières au tourisme, et la France a répondu présent. Les vols Air France quotidiens depuis Paris-CDG constituaient alors la seule liaison directe.
L’effondrement COVID (2020-2021) : Chute brutale à 26 455 visiteurs en 2020 (−69,5 %), puis stagnation à 27 401 en 2021. Les frontières colombiennes ont fermé de mars à septembre 2020, et les restrictions françaises ont freiné les départs longtemps après la réouverture.
La reprise accélérée (2022-2023) : Dès 2022, les flux repartent fortement (note A), et en 2023, le marché français rattrape quasiment son niveau pré-COVID avec 82 537 visiteurs.
Les records (2024-2025). 88 047 en 2024 (+6,7 %), puis 92 884 en 2025 (+5,5 %). La croissance ralentit, mais le volume continue de progresser. Le seuil des 100 000 visiteurs français est désormais en vue.
Visiteurs français en Colombie (2015-2025)
| Année | Visiteurs français | Évolution annuelle |
|---|---|---|
| 2015 | 48 589 | – |
| 2016 | 55 025 | +13,2 % |
| 2017 | 66 947 | +21,7 % |
| 2018 | 77 245 | +15,4 % |
| 2019 | 86 657 | +12,2 % |
| 2020 | 26 455 | −69,5 % |
| 2021 | 27 401 | +3,6 % |
| 2022 | 66 276 | –* |
| 2023 | 82 537 | +24,5 % |
| 2024 | 88 047 | +6,7 % |
| 2025 | 92 884 | +5,5 % |
Où se situe la Colombie parmi les destinations françaises en Amérique du Sud ?
La Colombie est l’une des destinations préférées des Français en Amérique du Sud (3ème position). En croisant les données officielles publiées par les autorités touristiques de chaque pays, un classement se dessine.
Visiteurs français en Amérique du Sud (2025, sources officielles)
| Pays | Visiteurs français 2025 |
|---|---|
| Brésil | 293 008 |
| Argentine | 131 211 |
| Colombie | 92 884 |
| Pérou | 81 393 |
| Chili | 65 691 |
La France envoie désormais plus de voyageurs en Colombie qu’au Pérou ou au Chili. Le Brésil (293 008) et l’Argentine (131 211), bénéficiant l’un et l’autre d’une notoriété touristique plus ancienne et d’une forte diaspora, attirent davantage de Français, faisant de la Colombie la 3ᵉ destination française en Amérique du Sud.
L’écart entre la Colombie et le Pérou (11 491 visiteurs) s’est creusé en 2025, même si un retournement Colombie-Pérou est possible d’une année sur l’autre, d’autant que le Pérou affiche une forte dynamique de croissance sur la période récente. Le classement Colombie-Pérou-Chili (3ᵉ au 5ᵉ rang) reste serré : 27 000 visiteurs séparent la Colombie du Chili. L’Argentine (131 211) précède la Colombie de près de 38 000 visiteurs, un écart structurel qui s’explique par la diaspora franco-argentine historiquement ancienne et une connectivité aérienne directe plus étoffée.
Quelle place occupe la France parmi les marchés émetteurs ?
La France est le 13ᵉ marché émetteur de la Colombie en 2025 au niveau mondial, le 1ᵉʳ marché francophone, et le 2ᵉ européen après l’Espagne. Les Français représentent 2,0 % du total des 4 677 267 arrivées étrangères en Colombie1.
Ce 13ᵉ rang peut surprendre : la France se situait au 10ᵉ rang avant la pandémie. Le recul n’est pas dû à un essoufflement du marché français (qui bat des records), mais à deux dynamiques distinctes. D’une part, l’irruption de marchés latino-américains qui ont doublé, voire triplé en six ans (Costa Rica × 3,4, République Dominicaine ×3,9, Mexique × 2,1) — même si seuls les deux premiers ont effectivement dépassé la France ; le Mexique, lui, était déjà devant en 2019. D’autre part, le rattrapage de marchés plus modestes mais en croissance soutenue, comme le Canada (×1,4), qui a dépassé la France entre-temps. Dans le même temps, la France progressait, mais de manière insuffisante pour tenir le rythme. Les États-Unis dominent très largement le classement (1,19 million de visiteurs), suivis du Mexique, de l’Équateur et du Pérou1.
Principaux marchés européens en Colombie (2025)
| Rang | Pays | Visiteurs 2025 | Évolution vs 2024 |
|---|---|---|---|
| 1 | Espagne | 192 854 | +15,7 % |
| 2 | France | 92 884 | +5,5 % |
| 3 | Allemagne | 71 771 | −0,3 % |
| 4 | Pays-Bas | 70 476 | +2,3 % |
| 5 | Royaume-Uni | 61 238 | +4,3 % |
| 6 | Italie | 56 134 | +12,1 % |
| 7 | Suisse | 23 780 | +0,5 % |
| 8 | Pologne | 16 450 | +41,7 % |
| 9 | Belgique | 12 965 | +5,0 % |
| 10 | Portugal | 12 809 | +15,3 % |
À l’échelle européenne, l’Espagne mène nettement (192 854), suivie donc de la France (92 884), de l’Allemagne (71 771), des Pays-Bas (70 476) et du Royaume-Uni (61 238).
Avec une deuxième place consolidée sur le marché européen depuis 20191 2, la France reste un segment stratégique pour les professionnels du tourisme. ProColombia l’a bien compris : l’organisme de promotion colombien dispose d’un bureau à Paris dirigé par Camilo Martinez, et participe chaque année au salon IFTM Top Resa7.
Si l’on élargit au marché francophone dans son ensemble, en ne comptant dans chaque pays que la part estimée de francophones (21,4 % au Canada22, 22,9 % en Suisse21 et 40 % en Belgique23) on estime à environ 125 000 le nombre de visiteurs francophones en Colombie en 2025. Ce chiffre reste une estimation : il n’existe pas de statistique officielle du « visiteur francophone ».
Parmi les marchés européens établis, l’Italie affiche la plus forte croissance en 2025 (+12,1 %), tandis que le marché français croît plus modérément (+5,5 %) confirmant un ralentissement amorcé depuis 2023. Reste à voir si cette inflexion annonce un plateau durable ou une simple respiration : la Colombie demeure sensible aux aléas de son image à l’international.
Un fait notable : des tout petits marchés comme la Pologne (+41,7 %) connaissent une croissance explosive, signe que la Colombie diversifie peu à peu ses marchés européens.
Quand les Français partent-ils en Colombie ? Le calendrier scolaire comme boussole
La saisonnalité des visiteurs français en Colombie figure parmi les plus marquées des marchés européens. Trois temps forts structurent l’année : février d’abord, sommet absolu avec 11 379 visiteurs ; juillet-août ensuite ; puis une troisième vague en décembre-janvier. À l’opposé, un long creux s’étire de mai à octobre, avec un point bas en septembre à 4 531 visiteurs (moins de la moitié du mois de pointe).
Saisonnalité des visiteurs français vs tourisme global (2025)
| Mois | Visiteurs français | Écart à la moyenne française | Écart à la moyenne globale |
|---|---|---|---|
| Janvier | 9 687 | +25 % | +2 % |
| Février | 11 379 | +47 % 🔺 | +1 % |
| Mars | 7 484 | –3 % | +2 % |
| Avril | 7 970 | +3 % | –6 % |
| Mai | 5 268 | –32 % | –11 % |
| Juin | 5 109 | –34 % | –6 % |
| Juillet | 10 935 | +41 % 🔺 | +14 % |
| Août | 9 034 | +17 % | +8 % |
| Septembre | 4 531 | –41 % 🔻 | –15 % |
| Octobre | 5 661 | –27 % | –9 % |
| Novembre | 6 898 | –11 % | +1 % |
| Décembre | 8 928 | +15 % | +18 % |
Cette saisonnalité des visiteurs français s’explique par un double alignement. Le calendrier scolaire d’abord : les familles françaises concentrent leurs voyages long-courriers sur les vacances d’hiver et les grandes vacances d’été, deux fenêtres qui correspondent précisément aux deux pics. Le climat colombien ensuite : la meilleure saison pour visiter le pays court de décembre à février, ce qui amplifie l’attrait de la période et tire la fréquentation vers le haut dès décembre. Les mois creux obéissent à la logique inverse : rentrée scolaire et entre-deux-vacances, pendant lesquels les départs long-courriers s’effondrent sans que d’autres segments viennent compenser.
La comparaison avec le profil mondial est révélatrice. Quand la France perd 41 % de sa fréquentation en septembre, le tourisme global ne recule que de 15 %. Sur l’ensemble de l’année, l’amplitude française (de –41 % à +47 %) est près de trois fois supérieure à celle du marché international (de –15 % à +18 %).
Pour les agences locales francophones, cette asymétrie a des implications concrètes. Le marché français impose une gestion par à-coups, avec une pression forte sur deux ou trois fenêtres courtes et des trous d’air profonds qu’il faut, le cas échéant, compenser par d’autres segments de clientèle.

L’avis d’Angélica & Samuel
Les Français ont la chance d’avoir des vacances en février, un des meilleurs mois pour voyager en Colombie : le climat est (normalement) bon et les Colombiens eux-mêmes voyagent peu à cette période (leur haute saison interne étant décembre-janvier, semaine sainte, et juin). Pour ceux qui préfèrent éviter l’affluence française (et peuvent s’affranchir du calendrier scolaire) septembre est sûrement la fenêtre la plus intéressante. Le climat est généralement bon dans la plupart des régions, les prix sont au plus bas, et la fréquentation française est à son minimum.
Où vont les Français en Colombie ? Ce que mesure l’enquête EVI du DANE
Medellín et Cartagena dominent le circuit français en Colombie : Près de 70 % des voyageurs français en circuit dorment au moins une nuit à Cartagena et à Medellín, loin devant Bogotá (60 %).
Santa Marta suit à environ 40 %, la région du café à près de 30 %. Les Français construisent en moyenne un itinéraire sur 3-4 départements en 15 jours, une durée et une dispersion géographique qui contrastent fortement avec les séjours courts et mono-destination des Américains ou des Brésiliens, et qui rapprochent le profil français de celui des Allemands et des Néerlandais.
L’Encuesta de Visitantes Internacionales (EVI) du DANE est conduite en salles de départ des quatre aéroports internationaux colombiens4. Les visiteurs sont interrogés au moment de quitter la Colombie, sur l’ensemble du séjour qui vient de s’achever. À partir de ces microdonnées13, nous avons isolé les vacanciers français en circuit (479 voyageurs interrogés) venus pour le tourisme de loisir, séjournant entre 1 et 30 nuits, et ayant dormi dans au moins deux départements différents (note C). Le même filtre a été appliqué aux autres marchés pour permettre des comparaisons rigoureuses.
Bon à savoir
Le filtre choisi
Les chiffres publiés dans le bulletin trimestriel officiel de l’EVI agrègent trois populations aux comportements très différents : les touristes en circuit multi-étapes, ceux qui viennent voir leur famille (souvent concentrés sur une seule ville), et les séjours longs non touristiques (étudiants, expatriés temporaires, nomades numériques) dont les durées de 60, 90 ou 120 nuits tirent artificiellement les moyennes. Isoler les vacanciers en circuit permet de décrire le voyage type que prépare un touriste français qui souhaite découvrir la Colombie.
Les destinations des visiteurs français en Colombie (EVI, 2023-2025)
Avant d’entrer dans le détail, quelques clés de lecture du tableau :
- % qui y dorment : part des français qui y ont passé au moins une nuit.
- France vs Monde : rapport entre la part française et la moyenne mondiale
- Nbr de nuits : nombre médian de nuits passées dans cette destination
- Moteur du voyage : part des Français qui désignent cette destination comme « moteur » principal de leur voyage (variable destination principale dans l’EVI — voir note C)
| Destination | % qui y dorment | France vs Monde | Nbr de Nuits | Moteur du voyage |
|---|---|---|---|---|
| Bolivar (Cartagena) | 69,7 % | ×1,2 | 4 | 23,6 % |
| Antioquia (Medellin) | 69,6 % | ×1,1 | 4 | 23,8 % |
| Bogotá | 60,0 % | ×1,1 | 4 | 15,2 % |
| Magdalena (Santa Marta) | 39,9 % | ×1,7 | 3 | 9,9 % |
| Région du café (Salento) | 29,5 % | ×1,6 | 4 | 7,1 % |
| Valle del Cauca (Cali) | 8,4 % | ×0,9 | 4 | 3,6 % |
| San Andrés | 8,2 % | ×0,9 | 4 | 2,8 % |
| La Guajira* | 7,4 % | ×2,4 | 4 | 3,3 % |
| Santander (Barichara)* | 6,5 % | ×2,5 | 4 | 1,3 % |
| Amazonas (Leticia)* | 6,0 % | ×2,3 | 4 | 2,8 % |
| Boyaca (Villa de Leyva)* | 3,2 % | ×1,1 | 4 | 1,18 % |
| Huila (San Agustin)* | 3,0 % | ×2,3 | 6 | 1,75 % |
| Sucre (Rincon del mar)* | 1,98 % | ×2,5 | 4 | 0,3 % |
| Choco (Nuqui/Bahia Solano)* | 1,1% | ×1,7 | 7 | 1,35% |
Bogotá au profit de Cartagena et Medellín.
Dans les chiffres bruts (non filtrés) publiés chaque trimestre par le DANE, Bogotá arrive en tête comme « moteur » d’un voyage en Colombie (note C). Cette première place résulte en grande partie de l’addition des visites familiales, des voyages d’affaires et des séjours longs qui se concentrent effectivement dans la capitale. Une fois ces populations retirées pour isoler le « vrai » touriste, la hiérarchie bascule.
Bogotá apparaît bien comme un point de chute logistique, 60 % des touristes français y dorment au moins une nuit, mais pas forcément comme « moteur » du voyage : 15,2 % pour Bogotá, contre 23,8 % pour Medellín et 23,6 % pour Cartagena.
Ce basculement au profit de Medellín et de Cartagena reflète la structure récurrente des itinéraires français, articulés autour de deux grands axes : le triangle Medellín/région du café au centre-ouest et la côte Caraïbe au nord.

L’avis d’Angélica & Samuel
« Bogotá on l’aime ou on la déteste ! » Voilà ce qui ressort des retours de notre communauté, mais les chiffres ne mentent pas et si Bogotá n’est pas forcément le « moteur » principal d’un voyage en Colombie, nous constatons dans notre réseau de partenaires une belle dynamique des tours thématiques (histoire du conflit, street art, etc.) et des treks aux alentours (Chingaza) signe d’un véritable intérêt pour ce que la capitale a à offrir.
Santa Marta et le Magdalena occupent la quatrième place :
Avec une médiane de 3 nuits par séjour et 40 % des Français qui s’y arrêtent, un poids cohérent avec la position de Santa Marta comme base d’accès au Parc Tayrona, Minca, Palomino, et, pour les plus aventureux, à Ciudad Perdida. Pour près d’un Français sur dix, c’est même le moteur principal du voyage en Colombie.
La « région du café » s’est installée durablement comme cinquième étape :
Près d’un tiers des Français vacanciers y passent au moins une nuit et les trois quarts des Français qui visitent la région dorment à Salento (74,9 %) : le village qui dessert la vallée de Cocora est synonyme de la région pour le voyageur français. Pereira (15,3 %) et Manizales (9,8 %) viennent loin derrière, leur rôle est plutôt celui d’un hub aéroportuaire que celui d’un véritable lieu de visite. Filandia (6,3 %) monte discrètement comme extension de Salento.
Les Français face au reste du monde :
Sur le top 3 (Cartagena, Medellín, Bogotá), les Français sont alignés avec le reste du monde. Ils se détachent en revanche sur la côte Caraïbe à Santa Marta (×1,7) et dans la région du café (×1,6).
C’est surtout sur les destinations secondaires que la signature française se détache : les Français vont plus de deux fois plus que la moyenne mondiale à La Guajira (×2,4), Barichara (×2,5), Leticia (×2,3), San Agustín (×2,3) et Rincón del mar (x2,5). Le profil français se distingue par une appétence marquée pour les destinations culture et nature, voire aventure.

L’avis d’Angélica & Samuel
Nos données d’audience8 9 recoupent ces observations. Sur les 90 derniers jours, Cartagena, Medellín et Bogotá concentrent bien les plus gros volumes de clics organiques sur le site (respectivement 10 700,9 800 et 6 800), Tayrona à Santa Marta (4 070) s’invitant en tête au niveau de la page individuelle. Sur les destinations secondaires identifiées par l’EVI (La Guajira, Barichara, Leticia, San Agustín et Rincón del Mar) l’engagement monte à 115-135 s par session (contre 94 s pour les trois grandes villes) et le CTR organique à 2,5 % (contre 1,3 %).
Un itinéraire de 15 nuits qui traverse 3 départements
L’itinéraire français typique est de 15 nuits et s’étale sur au moins 3 départements. Derrière ces repères, un profil tourné vers les séjours longs qui distingue nettement le touriste français.
| Tranche de durée | France | Espagne | États-Unis | Monde |
|---|---|---|---|---|
| 1 à 7 nuits | 5,8 % | 10,5 % | 30,6 % | 26,3 % |
| 8 à 14 nuits | 37,8 % | 40,1 % | 43,8 % | 43,0 % |
| 15 à 21 nuits | 37,5 % | 30,3 % | 16,9 % | 20,2 % |
| 22 à 30 nuits | 18,8 % | 19,1 % | 8,8 % | 10,6 % |
Plus de la moitié des Français (56,3 %) partent plus de deux semaines, contre seulement 25,7 % des Américains et 30,8 % de la moyenne mondiale. C’est la signature d’un marché qui profite pleinement des congés annuels pour un voyage long-format.
| Nbr. de départements | France | Espagne | États-Unis | Monde |
|---|---|---|---|---|
| 2 | 29,0 % | 41,3 % | 71,1 % | 56,5 % |
| 3 | 29,9 % | 30,6 % | 21,9 % | 27,5 % |
| 4 | 25,6 % | 16,8 % | 5,0 % | 9,5 % |
| 5 | 10,1 % | 8,3 % | 1,7 % | 4,5 % |
| 6 et plus | 5,4 % | 3,1 % | 0,4 % | 2,0 % |
Quatre Français en circuit sur dix (41,1 %) visitent au moins quatre départements différents. C’est plus du double du taux espagnol (28,2 %) et quatre fois le taux américain (7,1 %). À l’autre extrême, 29 % des Français limitent leur circuit à deux départements, c’est deux fois moins que les Américains (71,1 %) et nettement en retrait de l’Espagne (41,3 %). La France rejoint clairement le club des marchés qui souhaitent découvrir la diversité de la Colombie.
Cette dispersion n’est pas aléatoire : un petit nombre de combinaisons d’itinéraires structure le marché. Le trio Medellín + Bogotá + Cartagena est l’itinéraire le plus fréquent (6,3 % du segment français), suivi de son extension caraïbe avec Santa Marta (5,9 %), puis du duo Medellín + Cartagena sans Bogotá (5,5 %). La région du café apparaît comme extension fréquente des circuits longs, et San Andrés, Valle del Cauca, Leticia comme ajouts spécifiques des voyages de 4 semaines.
Bon à savoir
Le cluster européen des circuits longs
Sur la dispersion géographique, quatre marchés européens forment un cluster homogène : Pays-Bas (43,0 % visitent 4 départements et plus, moyenne 3,65), France (41,1 %, moyenne 3,35), Allemagne (35,4 %, moyenne 3,36) et Italie (35,3 %, moyenne 3,20). Ce sont les marchés du « grand tour » colombien, qui s’opposent aux profils resserrés nord-américain et latino-américain. La convergence se retrouve sur la durée : dans ces quatre marchés, le séjour de deux à trois semaines est la norme.

L’avis d’Angélica & Samuel
Ce profil multi-destinations est cohérent avec notre expérience de terrain : les circuits combinant Cartagena, la région du café et Medellín, Bogotá et Santa Marta, sont de loin les itinéraires les plus fréquents dans les demandes adressées à nos partenaires locaux. Notre expérience confirme aussi une certaine méconnaissance du pays : nos lecteurs voyagent en majorité sur deux semaines et souhaitent « voir le maximum de choses » sans toujours mesurer les réalités du terrain, notamment en matière de transport, qui rendent difficile l’enchaînement de nombreuses destinations sur un temps court.
L’auberge de jeunesse, marque de fabrique du voyageur français
| Type d’hébergement | France | Espagne | États-Unis | Monde |
|---|---|---|---|---|
| Hôtel | 55,3 % | 60,8 % | 60,8 % | 62,5 % |
| Auberge de jeunesse (hostal) | 32,3 % | 12,3 % | 6,9 % | 14,7 % |
| Location (Airbnb) | 8,2 % | 9,7 % | 15,5 % | 12,5 % |
| Famille/Amis | 3,8 % | 15,7 % | 15,1 % | 9,1 % |
Une nuitée française sur trois est passée en auberge de jeunesse (hostal), soit plus du double de la moyenne mondiale (14,7 %), presque trois fois le taux espagnol (12,3 %) et presque cinq fois le taux américain (6,9 %).
L’hostal apparaît comme un marqueur fort du circuit français à petit budget, utilisé pour les étapes intermédiaires et plus aventureuses du voyage (région du café, Santa Marta, Ciudad Perdida), tandis que l’hôtel reste dominant pour les étapes principales (Cartagena, Medellín, Bogotá).
C’est une des dimensions où la France se détache le plus nettement des principaux marchés. Un élément d’explication : 20,8 % des Français partent entre amis13 contre 11-13 % côté américain, brésilien ou espagnol, un profil qui cherche naturellement les dortoirs partagés des auberges de jeunesse.
L’hébergement chez la famille ou des amis n’atteint que 3,8 % chez les Français, un niveau très faible comparé aux Américains (15,1 %) et aux Espagnols (15,7 %). La différence est structurelle : les diasporas colombiennes aux États-Unis et en Espagne pèsent lourdement dans le profil de séjour de leurs compatriotes. En France, la communauté franco-colombienne est de taille modeste et son influence sur le profil hébergement est marginale.
Bon à savoir
L’auberge de jeunesse, un concept européen
Trois marchés européens affichent des taux de nuitées en auberge de jeunesse remarquablement proches : France 32,3 %, Pays-Bas 33,5 %, Allemagne 31,6 %. L’Italie suit à 22,7 %, à bonne distance. Aucun autre marché mondial ne dépasse 15 %. L’auberge n’est pas une spécificité française, mais une signature commune des circuits touristiques des Européens en Colombie.

L’avis d’Angélica & Samuel
Ce double profil correspond précisément à la composition de notre lectorat8 et confirme notre capacité à capter l’essence du voyageur français et francophone en Colombie : 48 % ont entre 18 et 34 ans, une tranche d’âge qui privilégie les auberges de jeunesse, et 52 % ont plus de 35 ans, une population plus encline à choisir le confort des hôtels. Les frontières ne sont bien sûr pas hermétiques, ce qui rejoint les données DANE sur la capacité des voyageurs français à combiner nuits en hostal et séjours en hôtel au cours d’un même voyage.
2 100 USD par voyage, 186 USD par jour
| Dépenses (USD) | France | Espagne | États-Unis | Monde |
|---|---|---|---|---|
| Dépense médiane par voyage | 2 100 | 1 900 | 1 920 | 1 805 |
| Dépense médiane journalière | 186 | 174 | 238 | 218 |
Le Français en circuit dépense 2 100 USD par voyage, soit environ 16 % de plus que la moyenne mondiale (1 805 USD) et 9 % de plus que les Américains (1 920 USD) ou les Espagnols (1 900 USD). Mais la dépense journalière médiane est de 186 USD, soit 15 % en dessous de la moyenne mondiale (218 USD) et 22 % en dessous des Américains (238 USD). Autrement dit : les Français ne dépensent pas plus par jour, ils dépensent plus en cumul parce qu’ils restent plus longtemps.
Ces chiffres éclairent la position de la Colombie sur le marché français : une destination perçue comme raisonnable, où l’on peut étirer le séjour à 2-3 semaines sans faire exploser le budget global. La répartition des dépenses précise le profil français : 28 % pour l’alimentation, 24 % pour l’hébergement, 38 % pour le transport interne (aérien, terrestre, maritime ou fluvial). Les activités touristiques, culturelles ou récréatives ne captent que 10 % des dépenses. Les Français consacrent donc l’essentiel de leur budget aux postes de base (se loger, se déplacer, se nourrir) et organisent eux-mêmes leur voyage plutôt que de passer par des formules tout compris.
Bogotá concentre les départs, Cartagena confirme son rôle de sortie côté caraïbe
L’EVI étant administrée en salle de départ, la variable aéroport mesure le point de sortie du circuit, pas le point d’entrée.
| Aéroport | Entrées (Migración) | Sorties (Migración) | Sorties (EVI) |
|---|---|---|---|
| Bogotá (El Dorado) | 80,2 % | 74,8 % | 68,4 % |
| Cartagena (Rafael Núñez) | 7,0 % | 12,7 % | 20,1 % |
| Medellín (José María Córdova) | 10,7 % | 10,2 % | 10,9 % |
| Cali (Alfonso Bonilla) | 1,0 % | 1,0 % | 0,6 % |
| Autres aéroports | 1,1 % | 1,4 % | — |
La France est l’un des marchés les plus fortement concentrés sur Bogotá à l’arrivée : 80 % des Français atterrissent à El Dorado. À titre de comparaison, 48 % des étrangers dans leur ensemble arrivent à Bogotá, et 25 % à Medellín20 (qui bénéficie de 14 liaisons directes internationales).
L’absence de vols directs vers d’autres villes de Colombie explique en grande partie ce constat. Les Français qui cherchent les meilleurs tarifs et les meilleures connexions sont donc contraints de choisir Bogotá comme aéroport d’arrivée.
Cette contrainte à l’entrée se relâche à la sortie : une partie des vacanciers organise son vol retour depuis Cartagena. Entre les arrivées et les départs de Colombie, Bogotá perd 4 193 Français et Cartagena en gagne 4 190 : la bascule se fait presque exclusivement entre ces deux aéroports.
Rapporté à l’ensemble des Français entrés en Colombie, cet itinéraire remontant de Bogotá vers Cartagena concerne 5,7 % des voyageurs ; sur le seul segment des vacanciers en circuit, la part grimpe à 20 %. Le même phénomène ne concerne que 1,1 % de l’ensemble des étrangers : cet itinéraire est cinq fois plus marqué chez les Français que dans la moyenne mondiale.

L’avis d’Angélica & Samuel
Pas de surprise, les Français qui arrivent et repartent par Bogotá ne le font pas par hasard : c’est souvent la solution la plus économique. Mais nous constatons que certains de nos partenaires commencent à conseiller à leurs clients de considérer des arrivées à Medellín ou à Carthagène pour plus de cohérence avec leur itinéraire.
Blogs, réseaux et guide papier, les marqueurs français
| Canal de découverte | France | Espagne | États-Unis | Monde |
|---|---|---|---|---|
| Bouche-à-oreille | 57,2 % | 66,4 % | 57,2 % | 58,7 % |
| Réseaux sociaux/Blogs | 33,9 % | 20,3 % | 28,8 % | 31,2 % |
| Guides/Presse | 3,5 % | 0,6 % | 1,3 % | 2,0 % |
| Télévision | 2,8 % | 2,8 % | 2,3 % | 2,8 % |
| Pays de naissance | 2,6 % | 9,4 % | 10,1 % | 5,0 % |
La décision de partir en Colombie se prend d’abord par l’intermédiaire d’un proche (57,2 %, dans la moyenne mondiale). Bien sûr, les voyageurs de retour en France sont les premiers prescripteurs de la Colombie (voir encart « Bon à savoir »), mais, avec plus de 5000 Français inscrits au registre consulaire de l’Ambassade de France en Colombie en mars 20263, on peut imaginer que les expatriés jouent également un rôle dans la dynamique touristique.
Viennent ensuite les réseaux sociaux et les blogs (33,9 %), ce qui confirme le rôle structurant du contenu francophone en ligne, la puissance prescriptive des créateurs de contenu et le rôle des groupes d’entraide entre voyageurs sur les réseaux.
Les guides de voyage papier et la presse pèsent 3,5 % chez les Français, presque deux fois la moyenne mondiale (2,0 %) et six fois le taux espagnol (0,6 %). La part reste modeste, mais on constate que la France reste attachée au guide papier comme outil de préparation, ce qui explique en partie la couverture complète de la Colombie par tous les grands éditeurs francophones (Lonely Planet, Routard, Guide Vert Michelin, Petit Futé, Guides Évasion et Simplissime Hachette)
Dernière variable, la part de voyageurs nés en Colombie : 2,6 % côté français, l’un des taux les plus bas de tous les marchés émetteurs. À l’inverse, 9,4 % des « Espagnols » et 10,1 % des « Américains » sont en réalité des Colombiens naturalisés revenant au pays. Le voyageur français est, plus qu’ailleurs, un touriste au sens strict, sans lien personnel préalable avec la Colombie.
Bon à savoir
Côte d’amour
100 % des voyageurs français du segment EVI vacanciers-circuit recommandent la Colombie à leur entourage. À titre de comparaison, le taux est de 98,3 % chez les Espagnols, 99,2 % chez les Américains et 98,9 % en moyenne mondiale. Le chiffre doit être lu avec précaution : les voyageurs sont interrogés au moment de quitter le pays, donc dans l’état émotionnel le plus favorable, et le biais de désirabilité sociale joue. Mais même ainsi, l’unanimité française sur la recommandation est un signal fort de satisfaction du circuit touristique tel qu’il fonctionne aujourd’hui.

L’avis d’Angélica & Samuel
Avec une moyenne de 40 000 lecteurs mensuels8, nous savons l’impact que nous avons sur la visibilité du territoire, des territoires, et nous prenons notre rôle au sérieux. Chaque média décidera de la façon dont il souhaite parler de la Colombie, pour notre part, nous avons décidé depuis nos débuts de participer à changer l’image du pays, à promouvoir un tourisme responsable et respectueux, et à rendre visibles des territoires qui sortent des destinations plébiscitées par les voyageurs. Le tourisme en Colombie a un rôle majeur à jouer dans la conservation au sens noble du terme : conservation des écosystèmes, des paysages, conservation des traditions, des cultures et savoir-faire… et il a aussi un rôle central à jouer dans le processus de paix en Colombie, ouvrir des perspectives de reconversions, et redonner de la dignité aux populations de territoires oubliés. Nous orientons nos lecteurs pour les inciter à participer à cette dynamique à notre échelle.
Le voyageur français en circuit en 8 chiffres
| Indicateur | France | Monde | Écart |
|---|---|---|---|
| Durée médiane du séjour | 15 nuits | 11 nuits | ×1,4 |
| Nombre de départements visités | 3,35 | 2,69 | ×1,2 |
| Part visitant 4 départements ou plus | 41,1 % | 16,0 % | ×2,6 |
| Part des nuits en auberge de jeunesse | 32,3 % | 14,7 % | ×2,2 |
| Dépense médiane par voyage | 2 100 USD | 1 805 USD | ×1,2 |
| Dépense journalière médiane | 186 USD | 218 USD | ×0,85 |
| Part qui recommande la Colombie | 100 % | 98,9 % | ×1,01 |
Comment la Colombie attire-t-elle les Français ? Les facteurs structurels
Quatre facteurs structurels soutiennent la croissance du marché français vers la Colombie : une connectivité aérienne renforcée, l’exemption de visa, une notoriété culturelle en hausse, et un rapport qualité-prix favorable parmi les destinations long-courriers.
La connectivité aérienne : 14 vols directs et des alternatives depuis toute la France
Le retour d’Avianca sur la ligne Paris-Bogotá le 3 juillet 202415 a doublé la capacité en vol direct. Avant cette date, seul Air France opérait un vol quotidien. Depuis le retour d’Avianca, 14 vols directs par semaine relient Paris-CDG à Bogotá El Dorado, soit environ 4 300 sièges hebdomadaires.
Les Français qui partent de province ne sont pas cantonnés à une correspondance par Paris. Madrid est devenu un hub de connexion majeur vers la Colombie depuis la France provinciale. L’inconvénient : la durée totale passe de 10h45 à 16-20h porte à porte.
| Départ | Basse saison | Haute saison | Escales |
|---|---|---|---|
| Paris CDG | 850—1 000 € | 1 100–1 400 € | 0-1 |
| Lyon | 780–950 € | 1 050–1 300 € | 1-2 |
| Marseille | 800–950 € | 1 050–1 300 € | 1-2 |
| Toulouse | 800–950 € | 1 100–1 350 € | 1-2 |
| Nantes | 810–980 € | 1 100–1 400 € | 1-2 |
| Bordeaux | 790–960 € | 1 050–1 350 € | 1—2 |
Le paradoxe : il est souvent aussi cher, voire plus cher, de voler en direct depuis Paris que depuis Lyon ou Bordeaux avec escale. Le direct Air France (10h45) reste imbattable en confort, mais rarement sous 900 €. Depuis la province, les connexions via Madrid sont les plus régulièrement compétitives.
Exemption de visa et facilité d’accès
Les ressortissants français, belges, suisses et canadiens bénéficient d’une exemption de visa pour un séjour touristique en Colombie.
Le Permiso de Ingreso y Permanencia (PIP) accorde 90 jours, prolongeables de 90 jours supplémentaires auprès de Migración Colombia. Pas de formulaire préalable, pas de lettre d’invitation, un passeport valide suffit.
Cette facilité d’accès est un atout décisif face à des destinations concurrentes comme le Brésil (visa obligatoire pour les Français). Retrouvez tous les détails dans notre guide visa et formalités Colombie.
La montée en notoriété : médias, guides et bouche-à-oreille
La Colombie a bénéficié d’une exposition médiatique croissante en France au cours de la dernière décennie. Plusieurs émissions à forte audience ont consacré des épisodes au pays : Échappées Belles (France 5), J’irai dormir chez vous (France 5), Des trains pas comme les autres (France 5), 50′ Inside (TF1), et des documentaires ARTE. Chaque diffusion génère un pic de recherches mesurable.
L’Année France-Colombie en 201716 a marqué un tournant : +21,7 % de visiteurs français cette année-là (de 55 025 à 66 947), une croissance exceptionnelle portée par une programmation culturelle intense dans les deux pays.
Les tour-opérateurs français ont également étoffé leurs brochures colombiennes et programment désormais la Colombie de manière permanente, alors qu’elle n’apparaissait qu’en brochure spéciale il y a dix ans.

L’avis d’Angélica & Samuel
Côté guides de voyage, si en 2013, quand Samuel faisait son premier voyage en Colombie, on ne trouvait que la traduction du guide Lonely Planet sur la Colombie, désormais la destination est couverte par tous les éditeurs majeurs : Lonely Planet, Routard, Guide Vert Michelin, Petit Futé, et les guides Hachette, dont le Guide Évasion Colombie que nous avons eu le plaisir d’écrire (édition 2025) et le Guide Simplissime Colombie (édition 2026). Cette couverture éditoriale complète rassure les voyageurs français, historiquement sensibles à l’existence d’un guide papier pour valider une destination.
Coût de la vie
Enfin, la Colombie offre l’un des meilleurs rapports qualité-prix des destinations long-courriers. L’indice Numbeo du coût de la vie (avril 2026) place Medellín à 37,3 sur une base 100 New York, soit un niveau inférieur à São Paulo (40,6), Santiago (42,2) et Buenos Aires (50,6)17. The Economist confirme ce positionnement dans la fourchette basse de l’Amérique du Sud18.
Rapporté au budget d’un voyageur français, le coût sur place y est inférieur d’environ 38 % à celui de la France, dans la même fourchette que le Pérou (−40 %), le Brésil (−41 %) et le Chili (−36 %), et nettement en deçà de l’Argentine (−18 %).
Alertes et signaux faibles pour le marché français
Après une année 2023 exceptionnelle (+24,5 %), la croissance française s’établit à +6,7 % en 2024 puis +5,5 % en 20251. Le marché n’est pas en déclin (il bat même des records), mais la dynamique s’essouffle.
Ce tassement est-il un signal de retournement ou un simple palier de consolidation ? Nous penchons pour la seconde hypothèse. Trois facteurs aident à comprendre la décélération, l’un d’ordre structurel, deux d’ordre conjoncturel et susceptibles, eux, de peser durablement si rien n’évolue.
Le plafonnement naturel. Avec 14 vols directs par semaine et environ 4 300 sièges, la capacité aérienne directe est un facteur limitant. Sauf ouverture de nouvelles lignes (un Lyon-Bogotá ou un Marseille-Bogotá sont improbables à court terme), la croissance dépend de l’augmentation du taux de remplissage et des vols avec escale.
Le durcissement des conseils du Quai d’Orsay. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) maintient une partie de la Colombie en zone « formellement déconseillée » (rouge) et une grande partie en zone « déconseillée sauf raison impérative » (orange). Les recommandations sanitaires (vaccination fièvre jaune) et les alertes sécuritaires récentes freinent une partie des voyageurs les plus prudents. Consultez les conseils de sécurité en Colombie et notre analyse sur les risques réels du voyage en Colombie.
La tension médiatique. D’un côté, les émissions de voyage et les réseaux sociaux valorisent la Colombie. De l’autre, la couverture sécuritaire domine. Une analyse 14 des 170 articles publiés par TF1 Info mentionnant la Colombie montre un ratio de 2,7 articles négatifs (sécurité, narcotrafic, faits divers) pour 1 article positif (tourisme, culture, gastronomie). Cette tension entre narration de voyage et couverture sécuritaire crée un bruit médiatique ambivalent qui peut décourager les voyageurs hésitants.

L’avis d’Angélica & Samuel
Le marché français vers la Colombie n’a pas atteint sa maturité. Le potentiel est supérieur à 100 000 visiteurs annuels, mais cette barre ne sera franchie qu’à trois conditions : le développement de la desserte aérienne, la stabilité sécuritaire sur les axes touristiques majeurs, et le développement de l’offre réceptive en dehors du triangle Bogotá-Medellín-Cartagena. Les Français viennent en Colombie pour trouver de l’authenticité, s’éloigner du tourisme de masse, il faudra que la Colombie soit capable de répondre à ces attentes dans une logique de tourisme responsable.
FAQ — Les Français et la Colombie en question
92 884 Français ont visité la Colombie en 2025, un record historique. Le marché français a presque doublé en dix ans (48 589 visiteurs en 2015) avec une croissance moyenne de plus de 10 % par an avant la pandémie. Sur la période récente, la France progresse de +5,5 % en 2025 après +6,7 % en 20241.
Sur le segment des vacanciers en circuit, Cartagena et Medellín sont les deux destinations principales : 7 Français sur 10 y dorment au moins une nuit, contre 6 sur 10 pour Bogotá. La côte caraïbe (Santa Marta, La Guajira), la zone caféière (Salento), l’Amazonie (Leticia), San Agustín et le Chocó complètent la carte française, avec des fréquentations 1,7 à 2,5 fois supérieures à la moyenne mondiale.13
15 nuits en médiane. Trois Français sur quatre font un circuit de 2 à 3 semaines, et près d’un sur cinq prolonge au-delà de 22 nuits. Un circuit français traverse en moyenne 3 départements colombiens : 41 % des voyageurs en visitent quatre ou plus, un profil multi-étapes nettement plus marqué que la moyenne mondiale (16 %)13.
La France est le 13ᵉ marché émetteur mondial de la Colombie, le 1ᵉʳ marché francophone, le 2ᵉ marché européen après l’Espagne. Les Français représentent 2 % des arrivées étrangères totales en Colombie1.
Février est le pic absolu (+47 % au-dessus de la moyenne française annuelle), suivi de juillet (+41 %). À l’inverse, septembre est le mois le plus creux (−41 %). Cette saisonnalité, dictée par le calendrier scolaire français, est la plus marquée de tous les marchés européens vers la Colombie. Pour les voyageurs qui peuvent s’affranchir du calendrier scolaire, septembre offre la fenêtre la plus calme et l’une des meilleures météos1.
2 100 USD par voyage en médiane (environ 2 000 €), soit 16 % de plus que la moyenne mondiale sur le même profil de séjour. La dépense journalière moyenne s’établit à 186 USD par jour et par groupe de voyage. Les Français dépensent plus en cumul parce qu’ils restent plus longtemps, pas parce qu’ils dépensent plus chaque jour : leur dépense journalière est même 15 % en dessous de la moyenne mondiale13.
Notes, sources et méthodologie
Ce rapport compile et analyse les données de sources officielles colombiennes (MinCIT, Migración Colombia, ProColombia, DANE) et internationales (ONU Tourisme, ambassade de France en Colombie, Embratur, MINCETUR, SERNATUR, SECTUR/SINTA), ainsi que les données propriétaires et analytiques de monvoyageencolombie.com (demandes de mise en relation, Google Analytics 4, Google Search Console).
Une précision sur ce travail. Les chiffres et analyses présentés dans cet article sont issus d’un travail de compilation et d’analyse mené par nos soins à partir de sources publiques et de microdonnées DANE retraitées localement. Nous ne sommes ni le DANE, ni un institut de recherche : nous sommes deux observateurs du tourisme colombien. Toute erreur de calcul ou d’interprétation est de notre responsabilité. Si vous repérez une incohérence, nous vous serions reconnaissants de nous la signaler à contact : nous corrigeons les erreurs avérées dans la version en ligne et tenons le journal des révisions à jour.
Note méthodologique
[A] – Données officielles1 2 : Les chiffres de fréquentation proviennent de Migración Colombia, l’autorité migratoire colombienne, publiés via deux canaux : l’OEE du MinCIT (données agrégées mensuelles par pays, disponibles pour 2020-2025) et le portail Datos Abiertos du gouvernement colombien (données individuelles par ville d’entrée, disponibles pour 2015-2025). Ces données comptabilisent les extranjeros no residentes (étrangers non résidents), elles incluent tous les motifs de séjour (tourisme, affaires, transit, études de courte durée) et ne se limitent pas au tourisme de loisir. Les deux portails publient la même base Migración Colombia, les chiffres 2020-2024 sont identiques dans les deux sources (vérification croisée effectuée). Nous utilisons en pratique les données OEE1 pour les séries agrégées par pays. Les données 2015-2019 proviennent du portail Datos Abiertos ; les données 2020-2025 proviennent de l’OEE MinCIT. Une rupture méthodologique dans la collecte MinCIT intervient en 2022 : la nouvelle méthodologie, alignée sur les standards ONU Tourisme, intègre désormais trois catégories de visiteurs (étrangers non résidents, colombiens résidant à l’étranger, croisiéristes). Les séries antérieures à 2022 et postérieures à 2022 ne sont pas directement comparables ; cet article les présente séparément et s’abstient d’interpréter ces variations comme des taux d’évolution comparables. Le Venezuela apparaît dans les données, mais sa place relève d’un phénomène migratoire de grande ampleur plutôt que d’un flux touristique classique et sort du cadre de cette analyse.
[B] – Données ETI Argentine6 : Les données argentines proviennent du portail SINTA (Sistema de Información Turística de la Argentina), section Turismo Internacional > Turismo Receptivo, publié par la Dirección de Mercados y Estadísticas (DMyE) et la Subsecretaría de Turismo (SECTUR). Les données sont adossées aux statistiques de l’INDEC, avec une méthodologie de collecte distincte des décomptes administratifs exhaustifs utilisés pour le Brésil (Polícia Federal) et la Colombie (Migración Colombia), ce qui justifie la note séparée dans le tableau. Le portail distingue Viajes de visitantes (131 211, excursionnistes inclus) et Viajes de turistas (113 266, pernoctants uniquement) : nous retenons visitantes pour comparabilité avec les arrivées toutes catégories des autres pays du tableau.
[C] – Données EVI 4 13 : l’Encuesta de Visitantes Internacionales (EVI) du DANE est conduite dans les salles de départ des quatre aéroports internationaux colombiens (El Dorado à Bogotá, José María Córdova à Medellín, Alfonso Bonilla Aragón à Cali, Rafael Núñez à Cartagena) et au terminal de croisières de Cartagena. Les visiteurs sont interrogés à leur départ de Colombie sur leur « destination principale » définie au sens des Recomendaciones Internacionales para Estadísticas de Turismo 2008 (IRTS 2008) comme « le lieu déterminant dans la décision de voyager ; à défaut, le lieu où le visiteur a passé le plus de temps ; et en dernier recours, le lieu le plus éloigné de sa résidence habituelle ». Cette variable ne retient qu’une destination par voyageur, quelle que soit la durée ou la diversité de son circuit.
Les indicateurs de cet article portent sur la sous-population des voyageurs français vacanciers en circuit multi-étapes, calculée à partir des microdonnées EVI : voyageurs non-résidents (P3807 = ‘No’), nationalité française (P3808 = « Francia »), mode aérien (Modo = « Aereo »), motif de séjour « Vacaciones, recreo u ocio » (P3821), séjour compris entre 1 et 30 nuits (P3817s1), et pernoctation dans au moins deux départements colombiens distincts (via la base pernoctation, Depto_cod différents avec nuits > 0). Ce filtre isole le tourisme itinérant en excluant les visites familiales, les voyages d’affaires, les étudiants et les séjours longs dont les durées extrêmes biaisent les moyennes.
N = 479 voyageurs français interrogés (27 238 voyages pondérés par le facteur d’expansion DANE), représentant 36 % des touristes français de la période ; la durée est mesurée par la médiane pondérée, plus robuste que la moyenne aux distributions bimodales. Les indicateurs de fréquentation s’appuient sur la base pernoctation complète (Bases Pernoctación Aéreo), qui mesure les nuits effectivement passées dans chaque département, y compris par les voyageurs qui ne l’ont pas déclaré comme destination principale. Les libellés de départements et municipes sont issus des variables DANE P3824S1 et P3824S2.
Les comparaisons inter-marchés appliquent le même filtre aux autres nationalités : Espagne (N = 678), États-Unis (N = 2 541), et la moyenne tous pays (N = 12 289) pour les tableaux principaux ; Italie (N = 147), Allemagne (N = 490), Pays-Bas (N = 784), Brésil (N = 406) pour les éclairages complémentaires. Période couverte : août 2023 — juin 2025.
Les moyennes pondérées suivent le protocole DANE (DSO-EVI-MET-001) : Σ(X × fexp)/Σ fexp. Source : DANE — Microdatos EVI.
[D] – Données de tarifs aériens5 : Les prix des vols sont des relevés ponctuels effectués en avril 2026 sur plusieurs plateformes de comparaison et sites de compagnies aériennes. Ils correspondent à des tarifs « voyageur réel » incluant 1 bagage en soute de 23 kg. Ils sont indicatifs et susceptibles de varier selon les dates, la disponibilité et le délai de réservation.
[E] – Données consulaires3 : Le chiffre des inscrits au registre consulaire provient de l’Ambassade de France en Colombie. L’inscription n’étant pas obligatoire, le chiffre réel de la communauté française résidente est estimé supérieur de 40 à 60 %.
[F] – Données d’audience8 : Les données Google Analytics 4 (démographie, géographie, comportement) couvrent la période janvier 2023 — avril 2026 et portent sur l’ensemble des utilisateurs de monvoyageencolombie.com. Les données démographiques (âge, sexe) ne sont disponibles que pour les utilisateurs ayant accepté les cookies et dont le navigateur transmet ces informations, elles couvrent environ 20 % du trafic total. La géolocalisation repose sur l’adresse IP anonymisée (dernier octet masqué) ; sa précision au niveau ville est estimée entre 50 et 75 % selon les études de référence. Les ratios par ville doivent être interprétés comme des ordres de grandeur.
[G] – Données de recherche organique9 : Les données Google Search Console couvrent les 90 derniers jours (janvier — avril 2026) et mesurent les clics et impressions organiques par URL sur monvoyageencolombie.com. Les volumes de clics par cluster de destination sont influencés par la qualité de la couverture éditoriale du blog.
[H] – Données Migración Colombia20 : la vue Flujos Migratorios 2025 publiée par Migración Colombia recense 100 % des passages aux frontières aériennes, fluviales, terrestres et maritimes, par nationalité, par motif autorisé d’entrée (Actividad autorizada) et par point de contrôle migratoire (Puesto Migratorio). Les indicateurs présentés dans cet article portent sur la France (País_Nacionalidad = « FRANCIA »), mode aérien uniquement (Tipo_Transporte = « Aéreo »), motif Turismo (Motivo_Viaje = « Turismo »), année 2025 complète. Base : 74 065 entrées et 73 843 sorties.
Prochaine mise à jour : mars-avril 2027 (données complètes 2026).
Notes et références
- MinCIT/OEE, Llegada de extranjeros no residentes, mars 2026 – mincit.gov.co (XLSX)
- Datos Abiertos MinCIT, Extranjeros No Residentes, extrait le 11 avr. 2026 — datos.gov.co
- Ambassade de France en Colombie, Registre consulaire, mars 2026 — diplomatie.gouv.fr
- DANE — EVI, Boletín Técnico enero–marzo 2025, publié le 28 mai 2025 – dane.gov.co
- Relevé comparatif Google Flights, Kayak, Skyscanner, sites compagnies, 11 avr. 2026.
- SINTA/SECTUR, Turismo receptivo, viajes de visitantes, extrait le 13 avr. 2026 — yvera.tur.ar
- TourHebdo, ProColombia renforce sa présence en France — tourhebdo.com
- Google Analytics 4, monvoyageencolombie.com, jan. 2023–avr. 2026.
- Google Search Console, monvoyageencolombie.com, 90 jours — janv.–avr. 2026.
- EMBRATUR, Dadosfera, Extrato dos Números, rapport fév. 2026 — embratur.com.br
- MINCETUR, Llegada anual de turistas internacionales, consulté le 12 avr. 2026 — mincetur.gob.pe
- SERNATUR – Movimiento turístico internacional, consulté le 12 avr. 2026 — sernatur.cl
- DANE — EVI, Bases Pernoctación Aéreo, août 2023–juin 2025 — microdatos.dane.gov.co
- Analyse propriétaire — Couverture Colombie sur TF1 Info, 11 avr. 2026 — tf1info.fr
- Avianca, estará operando diariamente la ruta París-Bogotá, 6 mai 2025 — avianca.com
- Institut français — Année France-Colombie 2017 — institutfrancais.com
- Numbeo, Cost of Living Index by City – South America (avril 2026) – numbeo.com
- The Economist, Big Mac Index, janv. 2025 – economist.com
- ou-et-quand.net, indice comparatif du coût de la vie pour voyageurs (2025-2026).
- Migracion Colombia, Flujos migratorios de extranjeros 2025 – public.tableau.com
- Office fédéral de la statistique Suisse, Le paysage linguistique en Suisse, 2020 — bfs.admin.ch
- Gouvernement Canadien, Recensement 2021 — statcan.gc.ca
- Fédération Wallonie-Bruxelle, Chiffres clés 2024 — statistiques.cfwb.be (PDF)








