Farniente à Punta de los remedios

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On vous en parle dans notre article sur les choses à faire aux alentours de Santa Marta, mais il est toujours bon de répéter les choses, les plages et les villages se succèdent tout au long de la côte entre le parc Tayrona et Riohacha.

Aujourd’hui on avance sur la route de la Guajira, direction Dibulla et plus précisément Punta de los Remedios !

Un village perdu où il n’y a pour ainsi dire rien, et où la tranquillité règne.

Ici les gens ne vous attendent pas, ils vivent de la pêche, il n’y a pas encore d’infrastructures touristiques, il n’y a rien. Alors si vous décidez de vous y rendre, s’il vous plait, allez-y avec le respect de ceux qui entrent dans la maison d’un inconnu. Parlez, intéressez-vous, profitez, mais faites-vous petit oiseau jaune observant sans vouloir déranger. Alors peut-être vous aussi vous reviendrez comme pansés de vos blessures de la Punta de los remedios.

Informations pratiques

Toutes les informations pratiques relatives à Punta de los remedios sont à retrouver en bas de cet article :
Comment se rendre à Punta de Los remedios
Où loger à Punta de los remedios

Direction Punta de los remedios

LA GUAJIRA

rencontrer les pêcheurs à punta de los remedios, la guajira en colombie

C’est au retour de notre rencontre avec la communauté indigène de Seydukwa que nous avons décidé de nous rendre à Punta de los Remedios pour deux jours de repos et de farniente loin du tumulte de Palomino. Nous n’avions pas du tout envie de rester à Palomino, nous avions envie de rester dans l’ambiance de ces deux jours riches en émotion et de laisser reposer tout cela tranquillement.

C’est la doña Luciana, propriétaire de l’Hostal Aluna où nous logions à Palomino qui nous a secrètement soufflé l’idée à l’oreille. Il se trouve que cette très gentille dame possède quelques cabanes type Ecolodges à Punta de los Remedios et elle nous l’a tellement bien vendu que nous n’avons pas résisté plus de 5 minutes à l’idée de partir au calme.

Luciana nous appelle un chauffeur, nous faisons nos valises et hop ! C’est parti direction la « Pointe des remèdes » située un peu après Dibulla, autre village hautement recommandé si vous souhaitez sortir des destinations habituelles.

Nous prenons un orage diluvien sur la route et la vieille BMW de notre chauffeur semble avoir quelques soucis avec l’eau… les essuies glaces ont du mal à fonctionner, les phares à éclairer, et finalement nous nous arrêtons pour faire le point. Le chauffeur et son pote mettent les mains dans le cambouis sous des trombes d’eau et nous repartons. Nous glissons un petit « est-ce que ça va aller quand même ? » parce qu’il fait nuit et l’idée c’est pas de rester coincés sur la route au milieu de nulle part. Mais nos amis dégoulinants se veulent rassurants, mais ne peuvent cacher un regard légèrement préoccupé ! Les transports en Colombie sont de toute façon toujours pleins de surprises. 😉

Nous arrivons finalement à bon port !

Notre hébergement

PUNTA DE LOS REMEDIOS, La Guajira

Hébergemennt à Punta de los remedios, la guajira en Colombie

La señora Luciana a appelé ses écolodges « Playa Kai Glamping » pour faire référence au nouveau concept à la mode de Glamping qui allie camping et glamour. Mais ne maîtrisant peut-être pas totalement le sujet, puisque le Glamping consiste à proposer un hébergement en tente de luxe, mais en tente tout de même, on préférera donc vous parler d’écolodge ici !

En arrivant de nuit on découvre notre petit havre de paix pour les deux prochains jours : 4 superbes cabanes en bois au toit de palme très joliment agencées et aménagées. Une petite maison où on peut faire à manger ou réserver le service d’une cuisinière et un espace détente avec des tables protégées du soleil avec vue sur la mer… enfin vue, on est littéralement au bord de la plage en fait ! Génial.

On vient de voir en consultant la page booking de Kai Glamping que des nouveautés sont au rendez-vous avec une terrasse installée au-dessus des tables avec un filet pour kiffer la life au coucher du soleil.

Nous nous installons dans notre cabane romantique à souhait, le lit confortable, la douche avec vue sur le ciel étoilé, le bruit de l’océan… on ne pouvait rêver mieux pour nous reposer et recharger les batteries avant la dernière partie de notre itinéraire jusqu’au fond du désert de la Guajira.

Un village hors du temps

Punta de Los Remedios, La Guajira

visiter punta de los remedios, la guajira en colombie

Le lendemain c’est naturellement grasse matinée ! On vous l’a dit on est là pour se re-po-ser. Nous n’avons pas eu le courage de faire des courses avant d’arriver et nous avons préférer payer les services d’une fameuse cuisinière qui habite juste à côté et qui s’occupe de l’intendance des cabanes et d’accueillir les voyageurs au quotidien.

Les cabanes sont situées à quelques centaines de mètres à l’extérieur du village de Punta de los Remedios. Nous partons acheter de l’eau et des fruits et nous faisons un petit tour dans les ruelles calmes et quasi désertes. Deux tiendas sont ouvertes où nous trouvons ce que nous cherchons, des filles sont en train de se coiffer dans la rue, elles se préparent pour la fête de « Amor y Amistad », une tradition que l’on fête dans tous le pays.

Il fait chaud, très chaud, à la recherche de l’ombre et de quelques angles de vue pour saisir cette ambiance hors du temps et nous décidons de rentrer à la maison. Attention à ne pas faire trop d’effort non plus ! 🙂

Nous partons nous baigner dans l’océan, là juste en bas de l’escalier qui descend directement sur la plage, nous partons nous balader sur la plage et la journée passe ainsi à ne rien faire sinon profiter de la vie…

Vient la fin du jour et s’embrase le ciel sous nos yeux reconnaissants… c’est l’heure d’un énième sublime coucher du soleil en Colombie…

À la rencontre des pêcheurs

PUNTA DE LOS REMEDIOS, La Guajira

rencontrer les pêcheurs à punta de los remedios, la guajira en colombie

Couchés tôt la veille au soir, nous nous réveillons aux aurores pour aller voir le travail des pêcheurs de camarones (crevettes) sur la plage. Le gardien des cabanes nous a parlé de cette pêche qui représente l’activité principale des habitants. C’est simple toute l’économie du village repose sur la pêche à la crevette. Tous les matins à l’aube, les pêcheurs vont poser leur filet avant de les ramener à la main sur la plage en croisant les doigts pour ramener un maximum de crustacés.

Nous partons le long de la plage aux premières lueurs du jour, une légère brume baigne l’horizon, et au loin nous apercevons des hommes affairés à leur tâche. Tout autour d’eux, dans l’océan, dans le ciel, sur la plage, sur le chemin, des oiseaux partout ! Beaucoup d’échassiers blanc et rose fluo, bien malins, attendant que la nourriture leur soit servie sur un plateau par les pêcheurs !

Nous nous approchons d’abord timides, l’ambiance n’est pas à la détente, ça bosse quoi ! N’osant pas les déranger nous restons tout d’abord spectateurs, profitant de la multitude d’oiseaux pour prendre quelques belles photos, puis en s’approchant des pêcheurs nous leur demandons simplement si nous pouvons prendre quelques photos et nous entamons naturellement la conversation pour en savoir plus sur leur activité.

Finalement nous échangeons avec eux pendant un long moment, ils nous parlent de toute la chaîne des camarones qui fait vivre le village : les pêcheurs posent les grands filets à 5h du matin pour ensuite les ramener sur la plage à la main, puis la pêche du jour est amenée au village où les femmes vont les décortiquer, puis les jeunes vont les amener à ceux qui vont s’occuper de les commercialiser. Ainsi toutes les familles du village survivent grâce aux camarones, suspendues chaque jour à savoir si la pêche a été bonne.

Ici, nous sommes dans la région de la Media-Guajira et la majorité de la population est noire, afro-colombienne. On constate que le rapport avec les indigènes Wayuu n’est pas simple. Les pêcheurs se confient à nous et nous expliquent qu’ils se sentent délaissés par le gouvernement, seuls au monde à essayer de survivre comme ils peuvent alors que pendant ce temps les Wayuu reçoivent de nombreuses aides du gouvernement. Nous écoutons, sans juger.

Il est l’heure de faire les bagages et de reprendre la route vers Riohacha. Cette parenthèse enchantée restera comme un des très bon souvenirs de ce voyage. Nous hésiterons longtemps avant de décider s’il fallait ou non vous parler de cet endroit bien caché. Un an pour être exacts.

Ici les gens ne vous attendent pas, ils vivent de la pêche, il n’y a pas encore d’infrastructures touristiques, à part 3 ou 4 offres d’hébergement. Alors si vous décidez de vous y rendre, s’il vous plait, allez-y avec le respect de ceux qui entrent à pas feutrés dans la maison d’un inconnu. Parlez, intéressez-vous, profitez, mais faites-vous petit oiseau jaune observant sans vouloir déranger. Alors peut-être vous aussi vous reviendrez comme pansés de vos blessures de la Punta de los remedios.

Informations pratiques

Punta de los Remedios

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