Appartenant à la grande région naturelle de l’Orinoquía, le Casanare fait partie des vastes plaines des Llanos colombiens situées à l’est du pays. C’est un monde à part, une région distincte de tout ce que l’on peut visiter en Colombie.
Ici, l’horizon semble infini et la nature dicte le rythme de la vie.
Le Casanare se caractérise par d’immenses savanes inondables, des zones humides où se concentre une faune sauvage exceptionnelle. Longtemps restée isolée, la région a développé une identité forte, façonnée par l’activité de la « vaqueria » (élevage bovin) et une relation étroite avec la nature.
Le Casanare est aussi le berceau de la culture llanera, incarnée par la figure du llanero, cow-boy des plaines, cavalier infatigable et gardien de traditions profondément enracinées. Musiques, chants, danses, savoir-faire agricoles et rapport au cheval font partie intégrante de l’identité de ce territoire, au même titre que la richesse exceptionnelle de sa faune sauvage.
Cette page a pour objectif de poser les bases pour comprendre ce qu’est le Casanare : un territoire singulier en Colombie, une région où cohabitent le sauvage et le culturel, et un espace où différentes expériences s’offrent aux visiteurs curieux de découvertes.

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Pourquoi le Casanare est une région à part

Oui, pourquoi ? C’est quelque chose que nous avons tendance à répéter lorsqu’on nous demande de définir ce qui nous a marqués lors de nos voyages dans le Casanare : c’est une région à part. Véritablement.
Une faune sauvage exceptionnelle
C’est la région de Colombie où nous avons pu observer la plus grande quantité d’animaux dans leur milieu naturel. Mais presque plus que la quantité, c’est la facilité avec laquelle on observe cette faune sauvage qui est spectaculaire.
Comme expliqué précédemment, les fermes d’élevage bovin se sont développées de manière extensive (faible concentration du bétail) et se sont transformées involontairement en véritables réserves naturelles où abondent de nombreuses espèces. Avec le tourisme, certaines fermes ont encore plus joué le jeu de la conservation et modifié leur relation au vivant (notamment aux grands prédateurs, comme le jaguar et le puma).
Des paysages uniques en Colombie
Le Casanare appartient à l’un des écosystèmes les plus vastes de Colombie : les plaines de l’Orinoquia (ou Llanos orientales colombiens). Leur relative préservation tient en grande partie à une occupation humaine historiquement peu intensive et à des pratiques d’élevage extensif (faible densité d’animaux sur des milliers d’hectares) adaptées aux contraintes naturelles de ces espaces.
Loin d’être un écosystème pauvre, comme on pourrait l’imaginer de prairie où paissent des troupeaux de bovins, on trouve au contraire sur le territoire du Casanare une diversité de faune et de flore exceptionnelle, directement liée à un système interconnecté de milieux naturels (que l’on ne distingue pas forcément au premier regard) : prairies naturelles, forêts de galerie, marais, rivières et lagunes temporaires.
Les savanes inondables fonctionnent comme des zones humides saisonnières qui changent d’état en fonction des saisons et forment des zones de reproductions, de migrations et d’alimentations pour de nombreuses espèces animales. La chaîne alimentaire est complète, allant du jaguar, le plus grand prédateur des Amériques, aux insectes les plus microscopiques, en passant de nombreux mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, etc.
À l’échelle de la Colombie, ces écosystèmes jouent en plus un rôle écologique primordial en participant à la régulation des eaux pluviales et au stockage du carbone. En résumé elles conditionnent l’ensemble de la vie végétale et animale au niveau local.
La culture llanera
La culture llanera est l’un des piliers de l’identité du Casanare. Elle s’incarne bien sûr par la figure du « llanero », souvent comparé au cow-boy américain, dont le mode de vie et les savoir-faire sont intimement liés aux réalités de son territoire.
Le cheval occupe une place centrale dans cette culture, à la fois outil de travail, moyen de déplacement et symbole d’un rapport unique à l’espace de la savane. Autour de lui se sont développés des traditions et des savoir-faire transmis de génération en génération.
La musique, les chants et les danses, en particulier le Joropo, expriment cette relation quasi charnelle au territoire, à la nature et au travail du « llanero ». Les chansons racontent la vie quotidienne, la solitude des grands espaces, les liens entre l’homme, le cheval et l’environnement.
Toute cette culture llanera du Casanare est née et se préserve dans les grandes fermes traditionnelles, appelées hatos. Plus que de simples exploitations agricoles, elles ont longtemps structuré l’organisation sociale, économique et culturelle des Llanos colombiens, en contribuant à façonner un mode de vie adapté à l’immensité et aux contraintes de ce territoire… à part.
Les grandes façons de découvrir le Casanare

Selon le degré d’immersion recherché, la place accordée à la faune, au cheval ou à la culture locale, plusieurs formes de découverte existent. Mais, quel que soit le choix, la diversité et la richesse du Casanare, avec ses paysages, ses milieux naturels et ses modes de vie, seront au rendez-vous.
Voici un panorama des différentes façons de visiter le Casanare dans les Llanos colombiens.
Le Safari Llanero
Ce que c’est
Le « Safari Llanero » est une idée qui a germée dans la tête de précurseurs du tourisme communautaire dans le Casanare, comme nos amis et partenaires locaux Heiler et Yovana, en constatant que la faune observable autour du petit village de Trinidad était suffisamment foisonnante pour pouvoir se comparer aux expériences de Safari en Afrique.
Ce que ça met au centre
De ce constat est né une expérience qui permet aux visiteurs d’avoir un premier aperçu de la région, sa culture et ses paysages, avec un focus sur l’observation de la faune sauvage.
Ce que ça révèle du Casanare
La place centrale de la faune sauvage dans les paysages et le quotidien des Llanos.
Le llano profundo
Ce que c’est
Le llano profundo correspond à une immersion plus profonde dans les zones rurales et isolées du Casanare.
Ce que ça met au centre
Cette forme de découverte s’éloigne des axes principaux pour explorer des secteurs où les paysages sont plus sauvages et les contacts avec la vie locale encore plus authentiques.
Ce que ça révèle du Casanare
Elle permet d’appréhender le territoire dans sa dimension la plus essentielle, au rythme des travaux de la ferme, d’une faune encore plus sauvage et des légendes et des chants partagés auprès du feu.
La traversée à cheval
Ce que c’est
La traversée à cheval s’inscrit dans la tradition équestre des Llanos et dans le mode de vie traditionnel des llaneros qui doivent partir parfois plusieurs semaines à cheval à travers les plaines pour chercher les troupeaux.
Ce que ça met au centre
Cette expérience imaginée pour les amoureux du cheval consiste à se déplacer d’hatos en hatos, traversant savanes et zones humides, en suivant des itinéraires utilisés historiquement pour le travail du bétail.
Ce que ça révèle du Casanare
Cette approche met en avant le lien entre le cavalier, l’animal et l’immensité du territoire. Bien sûr, les rencontres sont cœur de cette expérience, qu’elles soient humaines, ou animales !
Quand partir dans le Casanare

Les paysages du Casanare sont vivants, ils évoluent au fil de l’année, au fil des saisons. Ces variations ne transforment pas seulement l’aspect visuel du territoire, elles modifient aussi la manière dont la faune se répartit, circule et interagit avec les milieux naturels.
Il n’existe donc pas un “bon” ou un “mauvais” moment pour découvrir le Casanare, mais plutôt des ambiances différentes, liées aux grands cycles naturels des Llanos colombiens. Comprendre ces dynamiques permet avant tout de mieux saisir le fonctionnement de ce territoire, sans penser aux considérations pratiques ou organisationnelles.
À lire
Pour une lecture détaillée des saisons, de leurs implications concrètes et trouver les informations pour visiter le Casanare, voir : Préparer un séjour dans le Casanare
Découvrir le Casanare avec une agence locale
Guides llaneros de Trinidad
Tourisme responsable
Faire appel aux services de l’agence de Yovana, c’est soutenir un projet de tourisme communautaire pionnier dans le Casanare, qui a réussi à fédérer de nombreuses familles de vaqueros de la région. Les guides formés au fil des ans sont de vrais llaneros passionnés par leur territoire. Yovana propose des expériences authentiques pour s’immerger au plus près de la culture llanera et de l’incroyable faune sauvage du Casanare.




